Notre implication à l’amont

C’est grâce à notre réseau d’une cinquantaine de producteurs partenaires en région Hauts-de-France que nous valorisons la production de légumes et fruits biologiques. Deux collaborateurs œuvrent au quotidien aux côtés des producteurs. C’est en ce sens que FORT&VERT construit des liens solides et pérennes avec ses partenaires.

 
 

Rencontre avec notre coordinatrice de production locale et notre agent de plaine



Pour en savoir plus sur le métier de Coordinateur de la production locale, un métier au cœur du quotidien des producteurs chez FORT&VERT, nous avons interrogé Anaïs en poste depuis quelques années.


- Bonjour Anaïs, pourrais-tu m’indiquer depuis combien de temps tu travailles chez FORT&VERT et quel est ton rôle au sein de l’entreprise ?


« Arrivée le 2 novembre 2016, je travaille en tant que Coordinatrice de la production locale au sein du service Achats de FORT&VERT. Je suis l’interlocutrice unique des producteurs locaux.

Je travaille avec des producteurs de toute la région des Hauts-de-France (carte HDF). Au total, j’interviens auprès d’une vingtaine de producteurs et près de 90% d’entre eux sont sous contrat avec nous. En général, la première année, nous accompagnons le producteur pour qu’il mette en place les cultures bio préconisées. Je lui propose ensuite un contrat pour l’année suivante afin d’anticiper et de sécuriser les volumes. C’est un travail de suivi sur le long terme avec chacun des producteurs partenaires. »

- Au-delà de ton rôle d’accompagnement avec les producteurs, tu apportes également les informations terrain quotidiennement aux collaborateurs, comment t’y prends-tu ?


« Grâce au suivi des campagnes auprès des producteurs je peux estimer les volumes de légumes et fruits qui seront récoltés. Au quotidien, je renseigne les approvisionneurs et les achats et j’anime des réunions avec les chefs de marché afin de faire le point sur la situation de chacun des produits. Les bilans réalisés en fin de de campagne me servent également à ajuster les quantités, les variétés pour l’année suivante. »

- Tu nous parlais d’une vingtaine de producteurs presque tous en contrat, en quoi consiste ce contrat et mets-tu en place des cahiers des charges par type de produits ?


« FORT&VERT met en place des cahiers des charges par produit dans lesquels sont mentionnées les exigences (qualité, maturité, calibres…) afin de pouvoir proposer à son réseau de clients et aux consommateurs un produit frais, 100% bio et aux qualités gustatives exceptionnelles. Dans le contrat que je propose, nous définissons avec le producteur les périodes d’approvisionnements et déterminons les volumes attendus sur la saison. Nous mettons également en place une fourchette de prix minimum et maximum en fonction des produits que FORT&VERT s’engage à tenir tout au long de la campagne. »

- Au-delà de tes missions, FORT&VERT participe également à des salons et des rencontres avec les producteurs.


« Oui, FORT&VERT participe aussi à des événements et des salons afin de motiver de nouveaux producteurs partenaires. Il est indispensable que l’entreprise, en sa qualité de premier acteur bio privé des Hauts-de-France, soit visible et présente en région. C’est aussi pour rencontrer davantage de professionnels du bio que nous participons à des salons ou forums des opportunités organisés par les Chambres d’Agriculture. De mon côté, je participe également à des colloques, ou séminaires »

- Quelles sont tes missions, pourrais-tu m’expliquer le métier de coordinatrice de la production locale ?


« Ma mission est d’accompagner les producteurs et de mettre en place des cultures de légumes et fruits biologiques de manière cohérente. A chaque fin de campagne, j’effectue un bilan de campagne sur chaque produit en interne avec les équipes commerciales et la qualité. Ce bilan et les actions décidées permettent d’ajuster les volumes et la répartition des cultures suivant les producteurs partenaires. J’effectue des visites régulières lors des temps forts de la production (au moment de la plantation ou du semis, en milieu de culture, avant la récolte, après le premier arrachage ou encore en cours de stockage). Pour accompagner les producteurs et organiser les suivis de productions, je m’appuie également sur l’expérience commerciale acquise l’année précédente et la planification que j’effectue au cours de la saison. Dans notre démarche d’accompagnement, je partage également les expériences entre les différents producteurs et les oriente également si besoin vers des organismes ou des professionnels de la filière bio (pépiniéristes, semenciers…). Nous avons des exigences qualité et un rythme à respecter alors je suis la disponibilité des stocks et des volumes, la qualité des arrivages et l’agréage. Je communique également les prix d’achat aux producteurs. Je les aiguille afin qu’ils ralentissent ou accélèrent leurs productions en fonction du commerce et des ventes. J’ai un vrai rôle de co-pilote ! »

- Cette année, FORT&VERT a développé la filière de la salade bio en Hauts-de-France. C’était aussi ta mission il me semble, tu peux rapidement m’en parler ?


« Oui, mon objectif cette année a été de mettre en place un projet important pour l’entreprise : monter une filière bio de salades en collaboration avec un nouveau producteur afin de proposer aux clients et consommateurs un produit fraîchement récolté chaque jour. Du suivi de production à l’organisation de la logistique en passant par l’estimation du potentiel de vente et la création de conditionnements (coiffes) et packagings, ce projet a abouti avec succès. En 2018, c’est donc 97 tonnes de salades locales (toutes variétés confondues) qui ont été commercialisées sur la campagne et sur différents circuits de distribution. Ce projet est reconduit pour 2019 et est pleinement intégré dans le développement de la filière bio des Hauts-de-France. On va dépasser les 100 tonnes cette saison ! »

Nous sommes allés à la rencontre de Julien Carle, notre agent de plaine chez FORT&VERT afin de découvrir son métier et son quotidien.



C’est en 2015 que Julien est arrivé chez FORT&VERT en tant qu’agent de plaine. Tout comme Anaïs, il est l’interlocuteur privilégié des producteurs. Depuis 2016, il a aussi décidé de se lancer en tant qu’agriculteur bio. Il a la double casquette, d’un côté il cultive le fruit de son travail, de l’autre, il accompagne pour FORT&VERT les producteurs au quotidien en trouvant des solutions à leurs interrogations.

- Pourrais-tu m’expliquer en quoi consiste ton métier d’agent de plaine ?


« Je m’occupe uniquement des producteurs de légumes de plein champ. Ils cultivent au minimum un hectare et effectuent une rotation des cultures. J’ai une vingtaine de producteurs en contrat. Essentiellement des producteurs de carottes et de pommes de terre. Au quotidien, j’accompagne les producteurs et partage les bonnes pratiques techniques et agronomiques. En fait, je les aiguille sur l’itinéraire technique à adopter pour leurs cultures. »

- Tu travailles donc avec les producteurs de légumes de plein champs, peux-tu me dire combien de types de contrats existe-t-il ?


« Oui, en fait, les producteurs sont sous contrat brut bout de champ que FORT&VERT met en place, il n’y a qu’un type de contrat pluriannuel. Ce type de contrat instaure le cadre de la relation commerciale entre FORT&VERT et nos producteurs partenaires. Chaque contrat définit les volumes et les prix. Dans ce contrat sont aussi évoqués les critères d’exigence qualité, les critères d’acceptation et d’agréage liés au cahier des charges des produits ; ce qui nous permet de proposer à nos clients et aux consommateurs une carotte ou une pomme de terre bio de qualité. »

- Tous nos producteurs sont-ils en contrat avec nous ? Est-il possible que nous travaillons avec d’autres producteurs de région qui ne sont pas en contrat avec nous lorsqu’un besoin se fait ressentir ?


« Non, tous les producteurs ne sont pas en contrat avec nous, il se peut que j’achète à d’autres producteurs afin d’anticiper et d’ajuster les volumes de fin de campagne. Par exemple, c’est le cas sur la carotte, c’est la troisième année que je rachète de la carotte en Belgique pour palier à ce manque de volume. »

- Lors de tes échanges avec tes producteurs en contrat, jusqu’où vas-tu dans le suivi et l’accompagnement (choix variétal, conseils sur les semences…) ?


« Dans le cadre de cet accompagnement, nous achetons également des plants que nous revendons aux producteurs. Je choisis alors les variétés à mettre en cultures qui sont définies par les intérêts agronomiques et commerciaux. »

- A chaque fin de campagne, quelles sont les actions que tu mets en place avec les producteurs, ajustes-tu les volumes, le choix des variétés mises en culture … ?


« Oui, à chaque fin de campagne j’ajuste les variétés, les volumes et les contrats pour l’année suivante. »

 

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